Non classé no image

Published on août 29th, 2009 | by Anthony

0

Tweeter, c’est un peu comme se balader rue de rivoli un samedi après midi le cerveau à ciel ouvert !

Définition d’ubiquité sur Wikipédia :

L’ubiquité est la capacité d’être présent en plusieurs lieux simultanément. Le terme est dérivé du latin « ubique » qui signifie « partout ». À l’origine, c’est un attribut divin. Ensuite le don d’être partout à la fois. Aujourd’hui, en informatique, la caractéristique d’un réseau ubiquitaire. En biologie, une protéine que l’on retrouve dans tous les types cellulaires est dite ubiquitaire.


Un post de plus sur Twitter ! Oui je sais ! Venons en aux faits : j’ai par hasard un de ces derniers week-ends  ouvert « Tristes Tropiques » de Claude Levi Strauss. Il ne m’a pas fallu deux pages pour avoir l’idée de ce post… (et je n’ai pas continué plus loin.. bien que l’ouvrage m’attire…). Claude Levi Strauss dans son introduction évoque donc ses voyages à travers le monde. Je me suis alors mis à penser aux derniers évènements qui m’avaient fait voyager … moi ! Curieusement, j’ai pensé à la révolution en Iran ou encore à la mort de M.Jackson à Los Angeles…  J’avais en fait suivi ses deux évènements sur Twitter, quasiment en temps réel, comme la plupart des tweetonautes  d’ailleurs. Finalement, Twitter m’avait permis en quelque sorte de vivre ces évènements comme si j’y étais. : être à la fois içi… en France, à Paris, et en même temps à Téhéran… ou à Los Angeles.


Ces expériences offrant de telles sensations ubiquitaires existent déjà via d’autres médias… nous les connaissons bien : ce sont par exemple les directs lors des soirées éléctorales, ou lors d’évènèments importants. Nous téléspectateurs, sommes assis derrières notre écran, en même temps donc, chez soit, et sur le plateau de télévision, vivant ce que vivent les invités de l’émission, ou les évènements catastophiques que diffusent les caméras en live ! La télévision en direct offre donc au téléspectateur une expérience unique : l’expérience de l’ubiquité. Etre à deux endroits, en même temps. Chacun a ainsi pu vivre les événèments du 11 septembre comme si il y était, mais derrière sa télévision ou son poste de radio… Le direct télévisuel est bien plus que de la télévision : il est la possibilité de voyager pour chaque téléspectateur, de vivre une autre vie réelle.

Twitter va en fait plus loin. RWW évoquait récemment le sujet dans un de ses articles au sujet de l’arrivée de Twitter dans le monde du poker . Sebok, un joueur de pokerprofessionnel de Poker y dit ainsi au sujet de Twitter :

“Cela permet aux fans, chez eux, de se plonger dans l’esprit des joueurs, mais s’ils sont malin, ils savent qu’ils peuvent également se plonger dans l’esprit les uns des autres.”

Twitter ne se contenterait donc pas seulement de permettre à chacun de vivre les évènements du monde à travers ses followers : il serait une porte ouverte donnant un accès direct aux pensées d’autrui. En effet, les informations postées sur Twitter sont pour une part importante subjectives. Les tweets  n’expriment pas seulement « ce que l’on fait », mais « à quoi on pense ». Ainsi, on dit sur Twitter des choses que l’on ne dirait pas forcément à voix haute… une opinion, un jugement de l’instant que la situation ne nous permet de partager de manière physique, et qui resterait mort-né sans Twitter !

Sauf que Twitter n’est pas seulement public, il est « hyper public », comme nombre de médias sociaux !

  • Ce que vous dites sur Twitter peut-être lu par la terre entière
  • Ce que vous dites sur Twitter ne disparaîtra théoriquement jamais

Pour résumer, tweeter, c’est un peu comme se balader rue de rivoli un samedi après midi le cerveau à ciel ouvert. Et c’est un peu la machine de starisation et de peoplisation qui en est le moteur : je vends ma vie privée et mon intimité contre un peu de célébrité… tellement grisant … et en même temps, tout de même, avouons le, un peu flippant !


About the Author

Je suis doctorant à l’université Paris X en Science de l’Information et de la Communication sur le sujet de la circulation de l’information sur Internet et de l’économie de l’attention. Je suis également fondateur de Digicomstory, la petite agence de communication experte en Digital. Avant de fonder Digicomstory, J’ai travaillé plusieurs années dans un grand groupe de relations publiques international. J’y ai créé et dirigé le département Digital au sein duquel j’ai conçu de nombreux programmes de communication web pour de grandes marques françaises et internationales. J’ai été formé à la communication sur les médias sociaux aux Etats-Unis, à Austin TX. Je suis titulaire d’une licence d’économie, d’une maîtrise en science politique et d’un Master en stratégies de communication internationale.



Back to Top ↑
  • A propos

    Ce blog a pour objet de réfléchir sur les médias sociaux avec comme objectif premier de poser des questions, plus que de donner des réponses… soit… cela paraît plus facile. Mais les blogs sont là pour lancer des conversations comme le dit Brian Solis. « Mais où est-ce qu’on est ? » explore donc les médias sociaux et s’intéresse à leurs rôles sur le web, dans la société et les changements qu’ils apportent dans nos comportements quotidiens.

  • L’auteur

    L’auteur de ce blog s’appelle Anthony Besson. C’est moi ;-). Je suis doctorant à l’université Paris X en Science de l’Information et de la Communication sur le sujet de la circulation de l’information sur Internet et de l’économie de l’attention.

    Je suis également fondateur de Digicomstory, la petite agence de communication experte en Digital. Avant de fonder Digicomstory, J’ai travaillé plusieurs années dans un grand groupe de relations publiques international où j’ai dirigé le département Digital au sein duquel j’ai conçu de nombreux programmes de communication web pour de grandes marques françaises et internationales.

    J’ai été formé à la communication sur les médias sociaux aux Etats-Unis, à Austin TX. Je suis titulaire d’une licence d’économie, d’une maîtrise en science politique et d’un Master en stratégies de communication internationale.