Google no image

Published on novembre 21st, 2009 | by Anthony

0

Google chrome OS : Pourquoi je suis d’accord avec Scobble

Google Chrome OS

L’ annonce de Google Chrome OS a reçu un accueil mitigé : les fans de Google ne peuvent qu’adorer et les « early adopters » n’attendent qu’une chose : l’installer sur leur machine. Le monde de linux regarde ca d’un oeil attentif, en effet Google chrome OS s’annonce open source. Basé sur un noyaux linux, le choix ne se posait pas vraiment pour Mountain View, mais bon… Bref tout ce petit monde dont je fais partie s’enthousiasme du chromium… Mais pas seulement parce que Google lance un nouveau jouet… Google réinvente l’OS… Et c’est d’ailleurs là que s’élèvent les commentaires dubitatifs…

Le principe ? Votre navigateur Internet devient votre OS. En effet, le constat de Google est simple : pour quoi est fait un ordinateur aujourd ‘hui ? Pour aller sur Internet. Regarder ses emails, lire le journal, regarder des vidéos… autant de tâches du quotidien qui ne se font plus que sur Internet… on ne télécharge même plus (d’où « by the way » le ridicule de la récente loi Hadopi… mais passons…), on regarde un film et on écoute de la musique en streaming….

Etude « Computer usage in daily life » d'Orange Labs - 2009

Etude « Computer usage in daily life » d'Orange Labs – 2009

Bref, au fur et à mesure des années, notre disque dur nous sert de moins en moins. A quoi bon héberger du data à tire la rigot si j’ai accès à cette donnée sur le web, qui plus est de n’importe où ?

Pour ce qui est de la bureautique, le cloud computing est en plein essor. Google possède déjà bien sûr Google documents qui permet de faire du traitement de texte ou du tableur en ligne. Mais il existe quantité d’autres services de stockage en ligne tel Box.net ou de cloud computing comme zoho.com. L’entreprise s’y met d’ailleurs de plus en plus. Bref même de ce côté là, on peut donc aussi se passer de plus en plus de software en « dur » (ok… mauvais jeu de mots, je le laisse quand même…).

Mais voilà… l’ordinateur est une vielle machine à laquelle on est habitué. Et ca en perturbe plus d’un cet OS à fenêtre unique, ce Window au singulier. Le point ou Le Figaro annoncent mollement la sortie de Google Chrome OS, pointant d’emblée les limites de l’OS et l’impossibilité d’y installer du soft. Le Monde ou Libé opposent Mountain View à Redmond dans une vision de Goliath vs Goliath.

Mais à mon avis, il y a erreur sur le sujet. Il ne s’agit pas d’une évolution technologique, ou d’un combat de titans. Non rien de ça. Et à mon avis, il ne s’agit pas non plus d’ordinateur ni même de systèmes d’exploitation ! Google Chrome est au delà et invente le successeur de l’ordinateur. Comme Scobble le dit dans son dernier post « Why Google Chrome OS has already won« , pourquoi aurais je besoin d’un ordinateur pour simplement aller consulter une recette de cuisine, ou répondre au mail d’un de mes amis ? Est-je besoin d’avoir tous ces logiciels, de devoir attendre 45 secondes d’allumage, et de devoir choisir la bonne application pour enfin accéder au contenu, à l’information désirée ?

L’ordinateur est à la base une machine de calcul dont les possibilités applicatives continuent à se révéler extrêmement variées et les OS depuis les années 80 on collé à ce principe du PC à tout faire.Il faut dire qu’à l’époque, on ne savait pas encore trop ce que l’on allait faire de cet engin, malgré le vaste champs des possibles qu’il ouvrait. Mais à l’ère de l’Internet, l’ordinateur ne sert en grande partie qu’à être une porte d’accès pour le web. Alors pourquoi un PC à tout faire pour juste accéder à Internet ? …Alors même qu’ Internet me permet de tout faire ?

Pour info, d’autres OS sont sur le marché tels que Jolicloud ou encore Moblin.


About the Author

Je suis doctorant à l’université Paris X en Science de l’Information et de la Communication sur le sujet de la circulation de l’information sur Internet et de l’économie de l’attention. Je suis également fondateur de Digicomstory, la petite agence de communication experte en Digital. Avant de fonder Digicomstory, J’ai travaillé plusieurs années dans un grand groupe de relations publiques international. J’y ai créé et dirigé le département Digital au sein duquel j’ai conçu de nombreux programmes de communication web pour de grandes marques françaises et internationales. J’ai été formé à la communication sur les médias sociaux aux Etats-Unis, à Austin TX. Je suis titulaire d’une licence d’économie, d’une maîtrise en science politique et d’un Master en stratégies de communication internationale.



Back to Top ↑
  • A propos

    Ce blog a pour objet de réfléchir sur les médias sociaux avec comme objectif premier de poser des questions, plus que de donner des réponses… soit… cela paraît plus facile. Mais les blogs sont là pour lancer des conversations comme le dit Brian Solis. « Mais où est-ce qu’on est ? » explore donc les médias sociaux et s’intéresse à leurs rôles sur le web, dans la société et les changements qu’ils apportent dans nos comportements quotidiens.

  • L’auteur

    L’auteur de ce blog s’appelle Anthony Besson. C’est moi ;-). Je suis doctorant à l’université Paris X en Science de l’Information et de la Communication sur le sujet de la circulation de l’information sur Internet et de l’économie de l’attention.

    Je suis également fondateur de Digicomstory, la petite agence de communication experte en Digital. Avant de fonder Digicomstory, J’ai travaillé plusieurs années dans un grand groupe de relations publiques international où j’ai dirigé le département Digital au sein duquel j’ai conçu de nombreux programmes de communication web pour de grandes marques françaises et internationales.

    J’ai été formé à la communication sur les médias sociaux aux Etats-Unis, à Austin TX. Je suis titulaire d’une licence d’économie, d’une maîtrise en science politique et d’un Master en stratégies de communication internationale.